Plusieurs habitants d’Erdre-en-Anjou se sont regroupés afin de gérer l’installation d’un parc éolien, dont il est possible d’acquérir des parts. L’objectif : rester maître du territoire.
L’association Le souffle de l’Erdre propose des réunions d’information pour expliquer le projet d’implantation d’éoliennes dans la commune de La Pouëze. Ce fut le cas ce samedi 13 décembre. Jean-René Vaillant, président de l’association syndicale libre, en dévoile les grandes lignes.
Quel est l’historique de ce projet ?
Jean-René Vaillant : « Il y a une vingtaine d’années, il avait été défini des zones de développement éolien. La règle, toujours la même, était qu’il n’y ait pas d’habitation à moins de 500 mètres. Mais à l’époque, un radar militaire dans la commune du Louroux-Béconnais guidait des avions à basse altitude. Le parc prévu ne pouvait se développer. Mais le radar n’existe plus. Donc le parc prévu à cette époque redevenait possible. En 2023, des agriculteurs se sont regroupés dans l’association Le souffle de l’Erdre pour garder la mainmise sur le foncier. Pour mutualiser les retombées financières, une association syndicale libre de propriétaires et exploitants a vu le jour. Puis, afin de fédérer autour du projet, nous avons élargi à tous ceux qui voyaient un intérêt dans ce projet. »
Qui compose cette association ?
« Nous avons près de 200 familles adhérentes, qui ne sont pas forcément impliquées géographiquement. C’est un projet mené par des citoyens qui souhaitent rester maîtres de leur territoire. Ils pourront définir le nombre et l’emplacement des éoliennes. On va pouvoir choisir le développeur qui sera français, en l’occurrence Vensolair. Mais il y a d’autres partenaires dans ce projet. Certaines études sont déjà menées : un mât pour détecter les chauves-souris est installé sur la zone de production. »
Comment souhaitez-vous financer l’opération ?
« Pour rester indépendants et majoritaires, nous devons réunir 45 % du financement. On propose aux citoyens d’acquérir des parts qui permettront de toucher des dividendes. Tout volontaire reçoit les documents et peut alors souscrire des parts : 250 euros la part et pas plus de douze par famille. Il nous faut d’abord payer les études, c’est ce qu’on appelle la période à risque. Les sommes sont bloquées pour sept ans mais chaque année des dividendes seront distribués. Les collectivités (communes, Communauté de communes, Département) toucheront aussi des dividendes. »
Courrier de l'Ouest
Publié le 17/12/2025 à 05h16